Il serait pourtant réducteur de cantonner cet acronyme et cette méthodologie à une actualité sanitaire, ci incertaine soit-elle. Le PCA est avant tout un outil d’ anticipation. Il permet de fixer les modalités de fonctionnement de l’entreprise en cas de crise majeure. En 2003, de nombreux grands groupes ont été sensibilisés, à l’initiative du HRIE, aux risques liés à la crue centennale de la Seine : de nombreux sièges sociaux étaient en effet situés en zone inondable. Outre la rédaction de PCA, cette sensibilisation a également entraîné la mise en place de serveurs informatiques de secours délocalisés.
Cette logique de fonctionnement en mode dégradé se retrouve dans la préparation de missions et projets à l’international, en zone sensible en particulier. La mise en place d’une politique générale de sûreté doit prendre en compte les risques spécifiques (catastrophes naturelles, terrorisme, instabilité politique, etc) de la zone et la particularité de travail à l’international. Les plans généraux et les plans spécifiques de sureté, apportent eux un cadre opérationnel à cette stratégie. Les objectifs et les moyens y sont détaillés, les préconisations et les obligations y sont référencées.
Parmi ces plans figurent entre-autres les plans de gestion de crises, les plans d’évacuations et les procédures assimilables à un plan de continuité d’activité. Ils permettent de travailler en contexte de réduction d’effectif si l’actualité politique et sécuritaire d’un pays impose la mise en place de rapatriement ou de mise en sureté. Ils anticipent également sur la pérennisation de l’activité économique en cas de troubles intenses ou de défection du pouvoir décisionnaire.
Les préconisations des plans spécifiques de sûreté correspondent en effet aux recommandations que l’on pourrait retrouver dans un plan de continuité d’activité et aux objectifs détaillés dans un plan de reprise d’activité. Ils bénéficient cependant de moyens conséquents et généralement beaucoup plus important que ceux d’un PCA. L’approche culturelle/interculturelle, la connaissance du terrain, les spécificités de la législation et le facteur éloignement (pouvant accentuer les incompréhensions, les problèmes de communication) sont des problématiques qui demandent un travail particulier et une spécialisation de fait.



