Les deux derniers G20, Pittsburgh et Londres, ont entamé un nouveau cycle dans le commerce international, redessinant les contours du possible et imposant de nouvelles règles non-écrites aux entreprises. Il serait cependant naïf d’y voir l’aube d’une ère de transparence ou de concurrence pure et parfaite. Simplement, certaines pratiques anciennes devraient péricliter et de nouvelles pratiques devraient émerger. L’important pour une entreprise aujourd’hui est d’être en capacité de connaître le modus operandi des relations commerciales sur un marché donné, à un moment donné. L’anticipation est évidemment un but à atteindre. Elle est souvent possible, à condition d’avoir mis en place une démarche d’intelligence économique et de veille efficace permettant de repérer les signaux faibles annonciateurs de bouleversements concurrentiels, sociaux et sociétaux. Diplomatie et business sont souvent anachroniques.
Cette démarche proactive n’est pas valable seulement pour les événements macro-économiques, elle concerne également l’actualité géopolitique, géostratégique et géoéconomique. La crise iranienne en est un exemple. Savoir se positionner pour mener des affaires au Moyen-Orient a toujours été loin d’une sinécure. La découverte d’une seconde usine de production d’uranium et les récents tests de missiles à longue-portée contribuent à imposer un climat d’insécurité peu propice au commerce. Dans une telle période, plus encore que d’ordinaire, trouver les bons interlocuteurs, la bonne information, relève parfois du parcours du combattant. Pourtant, c’est une démarche indispensable pour être crédible, prendre en compte tous les risques et convaincre une clientèle.



