Sur place, des informations fiables et des capacités d’assistance francophones & anglophones peuvent être fournies. Le manque de nourriture, la population dormant massivement dans la rue créent une agressivité latente. La barrière de la langue, les haïtiens étant francophones, présente un obstacle pour le leadership américain des secours, très anglophone et dans la sécurisation qui se met en place. Un court point d’actualité sera mis en ligne toutes les 24 heures.
Mise à jour 27/01/10 : Le bilan du séisme s’élève désormais à 112 000 victimes et 190 000 blessés. Au total, l’ONU comptabilise près de 610 000 sinistrés à Port-au-Prince. La situation n’est pourtant pas stabilisée et la saison des pluies, qui pourrait commencer sous peu rendrait les évènements d’autant plus inquiétants pour la suite.
Actualités :
Deux nouvelles secousses sans gravité ont été observées hier matin à 4h et 8h, heures locales.
Le risque sanitaire est désormais maximal. Au moment où la période funéraire s’achève, il s’avère que les corps enterrés sommairement et dans la précipitation pourraient avoir des conséquences désastreuses en terme d’épidémie. De plus, la concentration de la population dans le centre ville et les camps de tentes sur le Champ de Mars pourraient aggraver la propagation des maladies.
Alors que l’armée américaine était présente principalement dans le centre ville, notre équipe sur place a constaté aujourd’hui la présence de hummers à la périphérie et aux alentours de l’aéroport.
Sécurité :
Le risque le plus important aujourd’hui est l’insécurité. L’affluence d’étrangers (journalistes, humanitaires, ONG, retour d’expatriés, délégations d’entreprise) peu sensibilisés à la culture sécuritaire, le nombre de démunis errant dans la capitale et la lente reprise des activités par les voies de communication vont engendrer un risque certain. Alors que le pays était considéré comme l’un des plus dangereux au monde avant le séisme, le désarroi de la population à la suite de cette période de funérailles pourrait laisser présager un accroissement de l’insécurité. Il est fortement conseillé aux personnes étrangères se rendant en Haïti d’être accompagnées par des personnes qualifiées et compétentes sur les problématiques sécuritaires dans les zones dégradées.
GSG, dans le cadre de sa mission d’aide à la sécurisation, met en place des solutions d’accompagnement et de sécurisation de déplacements de journalistes à destination de Port-au-Prince et sur place.
Les forces de sécurité sur le territoire haïtien sont actuellement opérationnelles. Elles sont composées en plus des forces de police locale, de 3 500 soldats venus des Etats-Unis et du Canada, 7 000 Casques bleus et une centaine de gendarmes de la FEG (Force Européenne de Gendarmerie).
Alors que l’armée américaine était présente principalement dans le centre ville et autour de l’aéroport, notre équipe sur place a constaté aujourd’hui la présence de hummers à la périphérie de la ville.
Vie quotidienne :
En ce qui concerne les communications, quelques lignes GSM locales ont été remises en fonction, mais seuls les messages écrits semblent fonctionner.
Le déblaiement des voies de communication continue, première étape pour faciliter les déplacements puis entamer les démarches de reconstruction.
Reconstruction :
La phase de recherche de survivants étant officiellement terminée, la priorité est aujourd’hui donnée à la reconstruction. Le gouvernement haïtien s’occupe de reloger les survivants dans les villages aux alentours des zones meurtries. Selon les propos tenus par le premier ministre haïtien, M. Jean-Max Bellerive, lors de la première conférence pour la reconstruction qui s’est déroulée hier à Montréal, Haïti restera maître de sa reconstruction et sera soutenu par 14 pays (dont la France), qui se sont engagés à adopter « des mécanismes solides de suivi et d’évaluation".
Les premières estimations évaluent la période de reconstruction à un minimum de 10 ans.




