Au-delà du risque financier, du risque de perte de patrimoine immatériel, la fraude fait peser un risque image non négligeable sur les entreprises touchées. Un risque sur l’image externe auprès de l’ensemble de ses parties prenantes (investisseurs, clients, sous-traitants, etc.) ; mais également un risque image en interne auprès des salariés avec parmi de nombreuses conséquences une potentielle fuite de talents.
Pourtant, à moins d’avoir été ou d’être confrontées à un risque de fraude avéré, nombre d’entreprises semblent peu enclines à mobiliser des moyens humains et financiers pour cette lutte. Ce qui explique que de nombreuses fraudes soient encore découvertes par accident et que la dénonciation reste un vecteur majeur (40,2% Source : ACFE Report to the Nations 2010).
Dans un contexte où une grande entreprise sur deux serait touchée par la fraude (PricewaterhouseCoopers, Les incidences de la crise sur la fraude en entreprise, 2009), la tendance est tout de même à la mise en place de davantage de contrôles avec une combinaison de contrôles internes et externes, de contrôles humains et automatisés.
Pour autant, quels que soient les outils de contrôle, ils sont mis en œuvre par des humains et ne peuvent à ce titre prétendre être infaillibles. Ils n’excluent donc pas la nécessité de développer une culture interne claire en matière de fraude. Cette culture repose sur différents éléments incontournables comme l’engagement des dirigeants dans la lutte contre la fraude, leur exemplarité mais aussi des programmes de communication et de sensibilisation auprès de l’ensemble des salariés. Cela commence parfois par une définition claire de ce que l’entreprise entend par fraude.




