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Juillet-Août 2009

La crise économique actuelle ne doit pas entraîner un phénomène de repli de la part des entreprises françaises. Celles-ci ont la nécessité de continuer à investir et à s’engager dans de nouveaux marchés pour sortir de la crise par le haut. Néanmoins, la situation économique impose de prendre certaines mesures de sûreté, physique et économique.

Investir en période de crise s’accompagne de mesures de sûreté économique et matérielle.

Croître en période de crise, c’est avant tout assurer ses investissements. La frilosité actuelle des banques entraîne des difficultés pour de nombreuses entreprises, pouvant tour à tour se trouver dans la position de fournisseurs, sous-traitants, clients ou partenaires. Le réflexe protectionniste, se traduisant pour les entreprises par des plans sociaux afin de compenser l’absence de croissance, n’est pas la seule solution face aux nouveaux risques conjoncturels. Plus que jamais, une démarche proactive d’intelligence économique a sa place dans la gestion des risques de l’entreprise. La due diligence ou vérification d’honorabilité est aujourd’hui un impératif pour s’assurer de la bonne santé des parties prenantes.

Le risque image se trouve également renforcé en période de crise. La prévention des risques liés aux affaires étant accrue, le moindre signe de faiblesse est détecté et analysé par les concurrents et compétiteurs. Là encore, un certain nombre de mesures peuvent être prises pour limiter le risque :
- Une analyse d’environnements, tout d’abord. En dressant une cartographie des différentes parties prenantes sur un marché, et en particulier les réseaux médiatiques, d’influence et de décideurs, il est possible d’anticiper la gestion d’une crise qui serait beaucoup plus difficile sans cela. Ce processus d’analyse d’environnements est à relier un processus d’IE global cité précédemment.
- L’analyse doit également déboucher sur les mesures de sûreté et de sécurité indispensable à la gestion des risques. D’autant plus que la sûreté est souvent perçu à tort comme un centre de coût en période de crise. Hors, lorsque les banques ne suivent plus, des vols et dégradations peuvent avoir de lourdes conséquences sur la survie d’une entreprise.

Au final, c’est une réaffectation des ressources qui doit compenser le risque et non un arrêt des investissement. Cela peut sembler être un pari osé. Pourtant, nombre d’entreprises l’ont déjà relevé, souvent avec succès.