En temps de crise, la qualité du dialogue social revêt une importance des plus cruciales. Les inquiétudes, légitimes ou non, des salariés sont décuplées. Les annonces de fermetures d’usines succèdent les unes aux autres, les délocalisations s’enchaînent, à tel point qu’il paraît inévitable que, dans les secteurs les plus touchés au moins, l’inquiétude devienne un moteur essentiel des revendications. Dans ces circonstances, la moindre incompréhension entre salariés et direction peut entraîner des conséquences sérieuses et parfois violentes.
Continental, Sony France, Caterpillar : les atteintes plus ou moins sérieuses aux cadres dirigeants se multiplient. Du simple jet d’œufs à la séquestration de plusieurs jours, le durcissement du climat social impose la mise en place de nouvelles mesures pour réduire les risques : médiation, accompagnement des dirigeants, analyse des acteurs et des discours, conseils en communication de crise et protection. C’est en anticipant sur les risques d’une part et en reconstruisant la confiance d’autre part que le dialogue social peut être pacifié et que les difficultés, même les plus grandes, peuvent être surmontées.
Il ne faut pas oublier également que les premiers à pâtir de cette crise sont les salariés. L’incertitude quant à l’avenir ou l’annonce d’un plan social peut être source d’un stress puissant poussant certains à des gestes désespérés. Plusieurs suicides récents le rappellent tristement. Là encore, la mise en place de mesures exceptionnelles de compréhension des problématiques et des risques est le seul moyen d’anticiper et de prévenir ces risques.



