L’exemplarité du comportement du manager et la qualité de sa communication sont essentielles pour asseoir la crédibilité de son message et préserver la confiance. Son action s’inscrit certes dans le cadre du plan gouvernemental et de celui de l’entreprise mais il doit également tenir compte de données terrain propres à ses collaborateurs.
Comme toujours la plus grande difficulté consiste à faire évoluer les comportements et mobiliser. Pour cela, le manager a tout à gagner à se poser trois questions clés au sujet de ses équipes : Que savent-ils au juste au sujet de ce risque de pandémie, des recommandations en matière de prévention, etc. ? Que sont-ils en mesure de faire ? Qu’ont-ils envie de faire ?
Les réponses à ces questions lui donneront des indications sur la perception du risque de pandémie par ses collaborateurs (sachant que cette notion de risque est hautement subjective) et donc sur le plan d’action à mener en matière de communication (relai des recommandations gouvernementales, etc.), de formation (gestion de crise, mise en place et entrainement d’une cellule de crise, simulation d’une réunion de cette cellule) et de motivation.
Grand oublié des dispositifs de sécurité, le facteur humain revient au premier plan dans ce contexte et la communication managériale reprend tout son sens.



